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Carré VIP BEAUTE :
fiabilité, efficacité, rentabilité

Extrait du magazine Cabines 239 – Avril 2011
Par Anne Sophie Gamelin

Voici trois ans que la société Carré VIP Beauté est arrivée sur le marché de l’esthétique avec la volonté d’apporter aux instituts des solutions à vraie valeur ajoutée. Ses objectifs ne se limitent pas à vendre des appareils mais sont aussi d’aider, d’accompagner et d’informer objectivement et en toute connaissance de cause les professionnels lors de leur installation ou développement.
Entretien avec Vincent Machet, Directeur Associé de Carré VIP Beauté

Cabines : Parmi toute votre offre, quel est le secteur pour lequel votre valeur ajoutée est la plus appréciée ?
Vincent Machet: Lorsqu’un institut s’équipe d’un nouveau matériel de bronzage (avec ou sans UV), d’une solution en amincissement ou d’un appareil pour le rajeunissement cutané, notre capacité à l’aider dans la sélection d’une technologie, dans une gamme de prix, en fonction de son environnement concurrentiel et de notre expérience d’exploitant lui sera très précieuse. Cependant, il est un domaine où les critères de choix sont plus complexes et où les erreurs peuvent coûter très cher, c’est celui de l’épilation durable.

C : Vous voulez parler de lumière pulsée ?
V.M. : Oui, et dans ce domaine, pour avoir testé un grand nombre d’appareils de différentes marques dans nos salons, je peux vous assurer qu’il est très compliqué de faire le bon choix lorsque l’on n’est pas un spécialiste. La première chose est de bien se positionner par rapport à la prestation que l’on souhaite apporter à sa clientèle.

C : La prestation, c’est la dépilation durable ?
V.M. : Oui, car bien que le terme « épilation définitive » soit à tort parfois employé, le terme correct est « dépilation durable ». Non pas qu’avec un bon appareil, on ne détruise pas définitivement le poil mais simplement car de nouveaux poils peuvent, en très faible quantité, apparaître lors des différents dérèglements hormonaux pouvant survenir au cours d’une vie : puberté, grossesse, ménopause, choc émotionnel… Mais à partir de ce constat, toutes les interprétations sont permises. On peut même proposer des appareils dont les caractéristiques ne sont guère meilleures que celles d’appareils conçus pour un usage domestique en disant, sans mentir, que ce sont des appareils de « dépilation durable ». On pourra même montrer des études médicales prouvant leur efficacité car, effectivement, l’appareil aura un réel effet sur la pilosité. Mais en fait, l’action obtenue avec ce type d’appareil sera uniquement de retarder la repousse du poil et de l’affaiblir : ce ne sera en aucun cas de la « dépilation durable » telle qu’on sait la faire avec un appareil sérieux. Malheureusement, le professionnel ne le constatera que bien des mois plus tard… et je vous laisse imaginer l’impact négatif sur l’institut. Voilà la raison pour laquelle je vous disais qu’il faut avant toute chose bien savoir si l’on souhaite proposer du « retard de pousse » ou de la « dépilation durable »
C : Comment s’y retrouver face à une offre de plus en plus large ?
V.M. : Si je vous réponds « en choisissant Or-Light d’Yperion », vous penserez que je suis partial… Plus sérieusement, une esthéticienne peut vraiment gagner de l’argent avec une activité de dépilation durable, à condition d’offrir une prestation réellement efficace mais là n’est pas le seul critère. Nous avons eu l’expérience d’un modèle qui se voulait pourtant de qualité, mais dont un des composants était défaillant. Nos cinq salons qui en étaient équipés ont tous connu le même problème et de façon récurrente. Cela nous a coûté très cher en perte d’exploitation. Donc la fiabilité de l’appareil doit être sérieusement vérifiée.
C : On a donc compris que la fiabilité est cruciale mais concernant l’efficacité, comment un néophyte peut-il se décider ?
V.M. : Il faut en premier lieu se renseigner. Ensuite, il faut savoir que différents paramètres rentrent dans la mesure de l’efficacité d’une lampe flash.
Le premier est la puissance de celle-ci ou plus exactement sa fluence (rapport de la puissance sur la surface du cristal.) En dessous de 8 à 10 joules/cmÇ pour les poils les plus épais, inutile d’espérer faire quoi que ce soit de sérieux et pour les poils plus fins, superficiels et/ou plus clairs, il faudra aller jusqu’à 20 joules/cmÇ. Attention, en termes de puissance, à ce qu’il s’agisse bien de la fluence. Je m’explique : un appareil dont le vendeur affirme qu’il délivre 40 joules de puissance équipé d’une pièce à main avec un cristal de 8 cmÇ délivre une fluence de 5 joules/cmÇ (40/8), donc totalement inefficace. Il faut donc toujours s’assurer que l’on parle de joule par cmÇ. Ensuite, pour être efficace, cette puissance doit être délivrée de façon régulière et sur une durée bien précise selon que l’on traite des poils fin ou épais. La durée du pulse peut varier entre 15 ms et 50 ms. De plus, il faut atteindre la température de 70 CÆ pour que le follicule pileux soit détruit. Il faut donc que la courbe du flash ait une forme carrée pour un maximum d’efficacité, c’està- dire que l’on ait constamment la même puissance du début à la fin du flash, quelle que soit sa durée.
Enfin, toujours en termes de puissance, il faut savoir qu’une lampe flash s’use au fil de son utilisation. Nous avons réalisé des mesures sur certains appareils qui montraient qu’à seulement 30 000 flashs, pour une fluence demandée de 20 joules/cmÇ, la lampe ne délivrait en réalité que 12 joules/cm2. Les clients traités avec ce type d’appareil ne bénéficieront pas de la même efficacité tout au long de leur traitement et celui-ci risquera de prendre plus de temps. Seuls les très rares appareils équipés d’un système intégré de recalibrage de la puissance peuvent éviter ce problème.

C : Fiabilité, efficacité, cela suffit-il pour faire le bon choix ?
V. M. : Oui, mais il reste à sélectionner l’appareil qui assurera la meilleure rentabilité et ici, deux critères sont importants.
Premièrement le coût des consommables, qui est généralement rapporté au coût/flash. Il faut être très vigilant car une différence de seulement 5 cts qui, a priori, peut paraître « indolore », va représenter pour une activité de 10 000 flashs par mois, une dépense supplémentaire de 500 € !
Ensuite, il y a le temps de traitement : entre un appareil qui délivre un flash toutes les secondes et un autre qui est à un flash toutes les 5 secondes, le temps de traitement pour un maillot aisselles jambes peut facilement passer de 30 minutes à 1 h 30, je vous laisse faire le calcul…
Enfin, même si un appareil est capable de délivrer 1 flash/seconde, il doit conserver cette rapidité pas seulement sur quelques dizaines de flashs mais sur plusieurs centaines. Nous avons connu des appareils capables de délivrer 1 flash/sec en début de séance pour finir à 1 flash toutes les 6 secondes après seulement 100-150 flashs, sachant que plus de 600 flashs peuvent être nécessaires pour des jambes entières…
Pour finir, il ne faut jamais perdre de vue que face à des offres de plus en plus alléchantes financièrement, le moins cher n’est pas forcément le moins coûteux.

by Dreamakers

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